LEs Charmes
de Liversan
2016

LEs Charmes
de Liversan
2016

Conditions climatiques

L’année calendaire n’est pas le repère de la culture viticole : tout recommence après les vendanges. L’hiver 2016 commence par un mi de décembre estival qui précède une pluviométrie record avec plus de 400 millimètres jusqu’en février. L’inquiétude d’un débourrement précoce s’éloigna avec un mois de mars froid : pas de gel ! Le joli mois de mai fit place à une période pluvieuse et son cortège de champignons cryptogames. La fleur n’est pas à la fête mais tire son épingle du jeu et nous laisse entrevoir un autre millésime. L’été est lumineux, beau, sans excès, la véraison s’enclenche vite et bien, les sols de Liversan rentrent lentement dans une contrainte hydrique idéale. La fraîcheur nocturne de la côte atlantique alterne avec de beaux jours chauds, les trames tanniques s’affirment, les caractères identitaires de nos sols s’affirment.

Présentation du millésime

Couleur rubis pour le benjamin de Liversan, avec quelques reflets nuancés vers le grenat. Belle intensité pour les origines de sol simple, sur sables majoritairement.

Le nez est l’alliance d’arômes d’élevage et de cerise confite. La bouche est ronde, gourmande avec une belle finale portée par le bois qui parachève bien une construction simple.

De la vigne au verre

Les parcelles arrivent à maturité au fur et à mesure des encuvages ; nous nous payons le luxe de vendanger par demi-journée, attentifs que nous sommes au jour de maturité de plus, qui fait la différence subtile entre un bon vin et un grand vin.

Nous sommes des passeurs d’émotions pas des cuisiniers ; le raisin est sublime, les fermentations se déroulent au gré du travail de nos chapeaux qui jour après jour, libèrent leur couleurs, arômes et tanins.

Côté élevage, chez Liversan, c’est une page blanche qui s’offre à nous. Quels bois pour quels cépages et pendant combien de mois ?
Des idées, pas de convictions, cependant une volonté inexpugnable : le bois au service du vin.
Alors : on goûte ?